Allons-y franchement, sans anesthésie : rien ne fonctionne dans ce film. Absolument rien.
Commençons par le fameux singe. Enfin… le singe humain. On comprend la contrainte logistique — c’est vrai que recruter un chimpanzé oscarisable, ce n’est pas donné — mais là, la solution choisie est radicale : un humain déguisé. Résultat ? Dès la première scène, la rétine démissionne. On comprend instantanément la supercherie, et toute tentative d’immersion s’évapore plus vite que le budget effets spéciaux de ce film.
Mention spéciale à deux scènes particulièrement gênantes où l’on se demande si le singe n’a pas des intentions… disons… très personnelles envers les humains. Malaise garanti.
Mais heureusement, il reste le scénario pour sauver l’ensemble ! Ah non, pardon. C’est encore pire.
On savait déjà que bâtir un récit solide autour d’un chimpanzé tueur relevait du défi narratif, mais atteindre un tel niveau de vacuité tient presque de la performance artistique.
À moins que votre passion secrète soit de regarder des gens rester immobiles dans une piscine pendant une durée qui semble défier les lois du temps, il n’y a strictement rien à se mettre sous la dent.
Zéro émotion. Zéro enjeu.
On attend que les personnages se fassent démonter les uns après les autres, sans attachement, sans tension, sans même une once de curiosité: le film déroule, imperturbable, comme s’il avait lui-même renoncé à intéresser qui que ce soit.
Honnêtement, ce chef-d’œuvre du vide mérite une diffusion tardive sur une chaîne spécialisée genre ciné horreur, vers minuit passé, coincé entre deux nanars poussiéreux — et encore, par respect pour les nanars.
Affligeant.
Kinote : 2/7 ou 2.5/10