Après les requins de 47 Meters Down et sa suite , qui était déjà pas si mal le réalisateur Johannes Roberts fait peur avec un singe (comme en prolongement de la meilleure scène du Nope de Jordan Pel.
Ce « Primate est nettement meilleur et de loin supérieur aux deux films précédemment cités.
Et en effet, dès son ouverture choquante et brutale, le film vous happe et ne vous lâche plus jusqu'au générique de fin.
Johannes dirige avec une grande efficacité un groupe d'adolescentes (pas des idiotes comme dans les slashers) dans un environnement qui de magnifique devient pour le moins hostile, en compagnie de Ben, un chimpanzé enragé, à partir d'un scénario intéressant co-écrit par Ernest Riera et le réalisateur lui-même.
Il convient de mentionner que Troy Kotsur, l'acteur sourd-muet oscarisé pour le film CODA, incarne le père de deux des personnages, lui aussi sourd, et livre une performance sensationnelle.
Les effets visuels sont vraiment impressionnants, tout comme les effets sonores.
Le sujet a déjà été traité dans les années 80 (incident de parcours de Romero en 89, Link de Richard Franklin en 86).
Johannes Roberts ne démérite pas car il sait tirer le meilleur parti de ses ressources, offrant un film qui sait tenir en haleine et maîtrise parfaitement la tension, même dans les moments de calme (mais il n’y en a pas beaucoup).…
C’est parfaitement angoissant, flirtant avec le gore, avec une pointe d'ironie.
Le film tient toutes ses promesses de divertissement, et bien plus encore…
Le chimpanzé ne « représente » rien : il attaque. Et c'est dans cette approche directe et sans prétention du genre que réside sa lucidité mordante.
C'est le genre de film qu'on a envie de revoir, que ce soit au cinéma ou chez soi.