Je ne sais vraiment pas pourquoi j'attendais plus de ce film que des derniers que j'ai vu. Il y a du y avoir un truc dans la promotion du film qui m'a fait croire que celui ci serait un minimum original et proposerait quelque chose d'un peu neuf... Vous imaginez ma déception, tant ce film coche quasiment toutes les cases du film d'horreur cliché qui n'essaie jamais de sortir de ses carcans et fait sortir le spectateur de l'histoire très rapidement.
Donc on part sur une bande d'adolescents américains (et alors vraiment, mais alors vraiment les bons gros adolescents américains bien clichés, autocentrés, qui passe leur temps à vouloir se bourrer la gueule et baiser) qui arrivent chez le père de l'héroïne et finissent par se faire attaquer par le singe de la famille. Parlons de ce singe tant qu'on y est, il est là parce que la mère de l’héroïne (qui est morte) l'a ramené un jour de son travail et on utilisera jamais ce point là, il choppe la rage parce que scénarium et, pour info, la rage ne fait pas ça... Parce qu'il a des réactions vachement humaines l'air de rien. Bref, l'histoire aurait pu être originale sur certaines idées, mais n'essaie jamais de s'engouffrer dedans. Les personnages sont nuls, mais alors d'un niveau abyssal, on s'ennuie vite et les acteurs ne sont pas particulièrement bons. Pour finir, puisque je disais que le film tombait dans tous les clichés.. Je me suis forcé à regarder une vidéos qui faisait un peu de statistiques sur les clichés de ce style ; Tenez vous bien, sur les vingt clichés les plus courants des films d'horreurs, primates réussit à cocher 16 de ceci... dont les deux qui m'énervent le plus : les jumpscares qui ne servent à rien (1) et les héros qui ont occasion de détruire la menace et qui le laisse reprendre ses esprits).
Si on peut retenir des petites choses positives, globalement : la technique. Les musiques sont correctes et le travail visuel, même si on tombe souvent dans le gore pour rien.
Bref, une très grosse déception pour un style que j'affectionne en temps normal mais qui réussit de plus en plus rarement à me surprendre. Sans aller jusque là, Primate n'essaie même pas de sortir des sentiers battus, il préfère se rouler joyeusement dans le déjà vu et n'en reste qu'oubliable et mauvais.
(1) Juste pour revenir sur les jumpscares, j'insiste sur le fait que, contrairement à ce qu'on dit souvent, ça n'est pas forcément un procédé négatif : c'est un procédé de cinéma. Il y en a des bonnes utilisations (backrooms par exemple) et des mauvaises. C'est comme si un réalisateur passait son film à faire des travelling compensé, la seule chose qu'on se dirait au bout de cinq minutes, c'est « bon, ça y est, t'as finit de faire joujou ? ».