Film qui se veut dérangeant sur la question des pédophiles et de leur médiatisation parfois obscène, mais qui, finalement, peine peut-être à l'être de par un scénario sans grande prise de risque artistique. Un Robert Pattinson incarné et dérangé, juste, sans pour autant marquer le coup, malgré une année qui lui est tout de même fortement profitable. On s'accrochera, au-delà de ça, à une couleur travaillée qui raconte quelque chose, et c'est agréable à voir ; entre ce bleu froid et livide, reflet de l'écran de télévision et de la superficialité, des mauvaises intentions qui en découlent, face à des teintes jaunes, chaleureuses, réconfortantes, très liées à la présence des pédophiles, qui symbolisent une forme de sincérité dans leur démarche, ô combien dérengeante.
Adapté d'une véritable émission américaine, To Catch a predator, Chris Hansen, présentateur de l'émission, s'est montré… plutôt dubitatif quant au scénario du film qu'il juge « trop romantisé ». Une chose est sûre, il vaut mieux se faire son avis en salle, et le cliffhanger final nous mettra la puce à l'oreille sur l'utilité de ce genre d'émission.
Le spectacle est partout. N'ignorez pas son prix.