Le côté ahuri d’Eric Judor m’a toujours plus ou moins séduit. Enfin, il s’agit là surtout du Judor acteur. Quid du créateur ? Je ne peux me fier qu’à Seuls two, qui est une œuvre de tandem assez poussive.
La petite famille de Victor, classe moyenne parisienne type, s’arrête faire un coucou à un ami, Jean-Paul, militant dans une ZAD. Ils se laissent convaincre de rester quelques jours. C’est alors qu’une pandémie décime l’humanité et il ne reste qu’eux et les idéaux de la communauté.
Ça a l’odeur du pitch savoureux et l’aspect de la comédie pleine de rigolade. On sait bien que ça va être caricatural et donc ça passe ou ça casse. Surtout, il y a l’éternelle question de la rigolance au pays du camembert : Comment passer d’une idée de sketch à un long métrage ? Hélas, la réponse à cette énigme jamais vraiment résolue devra encore attendre. Forcément, ça clashe, ça se moque mais c’est souvent facile. Les personnages sont tous assez désagréables et, à part les mômes (et encore), on ne leur souhaite que du mal. Le renouvellement des enjeux une fois passée l’installation et poussive et sacrément tirée par les dreadlocks. On sent toute la finesse pachydermique de l’écriture de Blanche Gardin. On attendait mieux de son comparse au scénar, Noé Debré. Ainsi, 1h20, ça paraît long tant la gêne est présente.
Donc ? La recherche de la recette miracle reste à découvrir. En attendant, pas la peine de trop traîner dans cette ZAD de pacotille.
>>> La scène qu’on retiendra ? Certainement pas cette fin grotesque. Peut-être les débats collectifs sur le féminisme … peut-être.