Il y a des films d’horreur qui misent sur les esprits, d’autres sur les monstres… Pulse, lui, choisit un ennemi bien plus contemporain : la technologie. Et le résultat, bien qu’inégal, mérite qu’on s’y attarde.
L’intrigue part d’une idée accrocheuse : que se passerait-il si Internet devenait le vecteur d’une présence paranormale ? Un simple clic, une fenêtre qui s’ouvre, et c’est une malédiction qui s’installe, silencieuse, insidieuse. Le scénario avance parfois de manière un peu décousue, mais il instaure une ambiance d’étrangeté constante, où chaque écran devient une menace, chaque signal Wi-Fi un cri muet.
Côté casting, Kristen Bell livre une performance honnête dans le rôle principal. Elle réussit à transmettre une tension grandissante, même si le script ne lui offre pas toujours l’occasion de briller pleinement. Les seconds rôles manquent parfois d’épaisseur, mais l’ensemble reste crédible et contribue à maintenir une atmosphère pesante.
La mise en scène, quant à elle, est l’atout majeur du film. Les jeux d’ombres, les distorsions numériques et les séquences "glitchées" apportent un vrai cachet visuel. Certains moments rappellent les meilleurs instants de The Ring, avec ce malaise froid qui vous colle à la peau. Dommage que la tension ne soit pas toujours constante et que le film retombe parfois dans des poncifs du genre.
La musique et le sound design accompagnent efficacement l’ensemble, jouant sur les silences pesants et les montées en fréquence anxiogènes. Rien de révolutionnaire, mais cela fait le job.
Pulse n’est pas un chef-d’œuvre, mais il pose des questions intéressantes sur notre dépendance aux écrans, tout en offrant quelques séquences bien stressantes. Un film à voir sans trop en attendre, mais qui peut vous faire regarder votre routeur avec méfiance…
Ma note : 6/10