Que ne faut-il pas voir pour ses enfants !


Avouons que la langue anglaise est efficiente. Si nous nous astreignions à suivre les recommandations surannées de l’Académie Française, nous devrions dire : le film « Vrai acier » est une « traversée/transition/passerelle » entre un long métrage de boxe et un second de robotique. C’est lourd. Reprenons : Real Steel est un cross over entre Rocky, I, Robot et le petit garçon d’E.T. C’est plus clair.


Shawn Levy sait faire rire les enfants, sans inquiéter les parents. Nous lui devons notamment Treize à la douzaine, un remake de La Panthère rose et la trilogie La Nuit au musée. Vous voilà prévenus.


Dans un futur proche, la boxe a cédé sa place à la roboxe, des combats à mort entre drones androïdes, pilotés à distance. Ancien boxeur professionnel, Charlie Kenton (Hugh Jackman) est le manageur inconséquent d’une écurie de robot de troisième division. Il négocie mal, dirige encore plus mal et vit d’expédients à bord d’un vieux, mais photogénique, poids lourd. Dix ans plus tôt, Il a abandonné un fils. Le (très) mauvais père hérite du gamin perdu, s’empresse de le vendre à terme à son beau-frère, la livraison étant programmée pour la fin de l’été. La suite est cousue de fil blanc.


Le gosse prépare un robot… qui s’avère différent. À l’image du Hobbes de Calvin, dès qu’il est hors de portée des observateurs, l’automate s’ouvre à la conscience. De fait, il combat différemment, apprend vite, encaisse bien et, à la fin de l’envoi, touche.


Sachant que le gamin de moins de dix ans est la cible de M. Levy, vous admettrez aisément que son public acceptera que le petit et sympathique petit Max (Dakota Goyo) puisse être un génie en robotique, en négociation, en stratégie et s’exprime dans un parfait japonais. À cette condition, le film n’est pas dénué de qualités. Les robots bougent bien et tapent dur, sans souffrir, les méchant sont agréablement typés et les combats variés.


Pour tous les autres, gamins précoces, adolescents boutonneux et adultes normaux : oubliez.

Créée

le 4 avr. 2019

Critique lue 837 fois

Step de Boisse

Écrit par

Critique lue 837 fois

21
10

D'autres avis sur Real Steel

Real Steel

Real Steel

7

Gand-Alf

2256 critiques

Back to the 80's.

D'un blockbuster mettant en scène des robots boxeurs devant la caméra endormie de Shawn Levy ("Treize à la douzaine", "La nuit au musée"... que des chefs-d'oeuvres), on pouvait absolument tout...

le 13 mai 2012

Real Steel

Real Steel

3

SeigneurAo

394 critiques

Sans réel style

Mouairf, que dire de ce film... Pour être honnête je ne lui en demandais pas beaucoup, c'était plutôt en mode easy watching que nous l'avons choisi et lancé, avec pour seule mission de divertir un...

le 19 déc. 2012

Real Steel

Real Steel

5

SBoisse

650 critiques

Max et les maxy-robots

Que ne faut-il pas voir pour ses enfants ! Avouons que la langue anglaise est efficiente. Si nous nous astreignions à suivre les recommandations surannées de l’Académie Française, nous devrions dire...

le 4 avr. 2019

Du même critique

Gran Torino

Gran Torino

10

SBoisse

650 critiques

Ma vie avec Clint

Clint est octogénaire. Je suis Clint depuis 1976. Ne souriez pas, notre langue, dont les puristes vantent l’inestimable précision, peut prêter à confusion. Je ne prétends pas être Clint, mais...

le 14 oct. 2016

Astérix en Corse - Astérix, tome 20

Astérix en Corse - Astérix, tome 20

10

SBoisse

650 critiques

Papa, Astérix et moi

J’avais sept ans. Mon père, ce géant au regard si doux, déposait une bande dessinée sur la table basse du salon. Il souriait. Papa parlait peu et riait moins encore. Or, dans la semaine qui suivit, à...

le 11 juin 2016

Mon voisin Totoro

Mon voisin Totoro

10

SBoisse

650 critiques

Ame d’enfant et gros câlins

Je dois à Hayao Miyazaki mon passage à l’âge adulte. Il était temps, j’avais 35 ans. Ne vous méprenez pas, j’étais marié, père de famille et autonome financièrement. Seulement, ma vision du monde...

le 20 nov. 2017