En sortant de ma séance de Laissez bronzer les cadavres, il y a huit ans, je m’étais juré de ne plus jamais voir un film de Cattet & Forzani. Encore une bonne résolution de flinguée. Sans surprise, j’ai détesté ce délire labyrintho-maniériste. Rien ne fonctionne. L’expérience s’effondre au bout de deux minutes tant chaque plan semble ne dépendre que de lui-même, tant j’ai la sensation de cinéastes se branlant sur leurs belles images et leur vain exercice de style. Et vas-y que je te débulle ici, que je t’envoie de l’animation en noir et blanc là, que je recycle du giallo ou du fumetti neri. Ça se réclame de Bava ou d’Argento mais ça ressemble plutôt à du Robert Rodriguez. Il manque le vertige. Pas l’ennui. J’aurais mieux fait de revoir Diabolik.