Un peu surpris au début du film car je m'attendais à voir Hard Rock Zombis (malencontreuse confusion de titres), je me suis peu à peu laissé glisser dans cette ambiance rock-o-punk 80's avec tubes éternels oubliés, coupes de cheveux improbables, aliens nazes et Franckie survolté.
C'est bien entendu furieusement daté et donc assez drôle, mais force est de reconnaitre au film que certains passages humoristiques sont vraiment réussis : tout le trip Michael Berryman avec sa tronçonneuse est bien fendard et quelques répliques font mouche. C'est un peu le style de ce film d'ailleurs : on ne sait jamais trop si on est dans la parodie ou dans le premier degré sérieux. Probablement un mélange des 2, mon capitaine.
En tout cas, voici une comédie sentimentale musicale qui risque de faire de l'ombre au Rocky Horror Picture Show (lol).
Allez, une petite citation :
- Dee Dee, je dois t'avouer quelque chose : je suis un alien.
- C'est pas grave, ça vaut mieux que d'être punk. Et puis on lancera la mode.
Avis de septembre 2025
La relecture de mon avis d'époque confirme que je n'ai pas changé d'avis avec ce revisionnage, quand bien même je ne me souvenais plus vraiment du film. Voyage of the Rock Aliens est une œuvre complexe à appréhender tant il semble hésiter sur sa nature et ses intentions. J'ai lu que le réalisateur avait l'envie de faire un film zapping, où l'on passe d'une série B à une autre, et en ce sens, c'est une réussite : un monstre issu de la pollution (qui n'est pas Hédora), une ambiance de surf, des aliens, un groupe de rockabilly (Jimmy & the Mustangs) qui affronte un autre de new wave (RHEMA), des criminels aliénés, une shériff à la ramasse, une chaste histoire d'amour entre adolescents de 25 ans, une comédie musicale, n'en jetez plus, ça déborde !
Rock Aliens est donc difficile à qualifier. Il assume la plupart du temps un côté parodique mais se fait souvent déborder par ses clichés 80's, et surtout souffre d'une absence de scénario qui donne un côté bric et broc incompréhensible à l'ensemble. L'embryon d'histoire d'amour contrariée semble évoquer la toxicité du chad alpha ultime qu'est Francky (féminicide prévue à l'appui quand on découvre son casier et sa chanson "Nature of the Beast") mais sans aller au bout de son idée avec ce revirement final naïf. Et les chansons, très nombreuses, sont loin d'être toutes mémorables, sorties de quelques tubes... que je me suis néanmoins surpris à fredonner après la Nuit.
Je reste par contre vraiment client de l'esthétique du film, avec toutes ces coupes de cheveux démentes, et du casting sympathique (Pia Zadora est choupinette, Craig Sheffer est une idole mascu avant l'heure, Berryman s'assume beaucoup). Des qualités qui compensent en partie les défauts pour un film atypique qui reste toutefois en deçà d'un BIM Stars.