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J’ai beaucoup aimé Sanguine, notamment pour la clarté de son propos : un monde du travail qui exige toujours plus de productivité face à une génération qui ne veut plus se sacrifier pour lui. Le film part de cette opposition très simple et c’est justement cette simplicité qui fait, pour moi, son efficacité.
Le rapprochement avec The Substance est évident dans l’utilisation du body horror, mais j’ai trouvé Sanguine plus viscéral parce que son point de départ est beaucoup plus proche du réel. L’horreur ne semble jamais très éloignée de ce que l’on connaît déjà : rendement, épuisement, pression, déshumanisation et individus considérés comme remplaçables.
Et c’est assez rafraîchissant de voir une femme derrière la caméra, avec une jeune femme véritablement au centre du récit. Pas parce que cela suffirait à rendre un film meilleur, mais parce que le corps féminin n’est pas ici seulement regardé : il devient le lieu à travers lequel sont racontés le travail, l’épuisement et la violence du système.
À titre personnel, j’ai une vraie phobie de l’univers médical et hospitalier, et j’ai pourtant pu voir le film sans que cela m’empêche d’en profiter. Il contient bien des éléments médicaux et corporels, mais ils ne m’ont pas paru utilisés de manière à rendre le film inaccessible pour quelqu’un qui, comme moi, est très sensible à cet univers.
On peut lui reprocher des effets spéciaux qui paraissent parfois un peu amateurs, mais ils n’ont pas vraiment diminué son impact sur moi.
Un film simple, frontal et efficace, qui transforme assez intelligemment la violence ordinaire du monde du travail en horreur physique.
Créée
le 1 sept. 2026
Critique lue 6 fois
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