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le 7 avr. 2011
SuivreScreamadelicouille
[tu sais très bien que je vais pas te sortir l'identité du/de la/des tueur(s) ici, hein, mais je suis obligé d'éventer UN MINIMUM le film pour en causer, hein. OK] Alors Scream 4 coco ça vaut quoi ...
Conscient d’être la suite de suites, Scream 4 multiplie les mises en abyme et tire de leur superposition une profondeur certaine, à l’instar de deux miroirs placés l’un en face de l’autre et qui se reflètent à l’infini. Car le long métrage interroge de manière explicite l’art de réaliser un remake, par le prisme d’adolescents soucieux d’adapter les meurtres du tueur masqué en film ou en reportage capté sur le vif ; il revisite sa galerie de personnages par le prisme du show business, si bien que les victimes des premiers opus deviennent des stars qui attirent sur elles toute l’attention et suffisent à ressusciter le bourreau.
Nul hasard, par conséquent, si la jalousie à l’encontre de ces vedettes nourrit les motivations de nombre de figures médiocres, les changeant aussitôt en suspects : Gale Weathers s’efforce de revenir sur le devant de la scène après le succès de son « étude journalistique », sobrement intitulée Les Crimes de Woodsboro, ayant servi de scénario au volet initial d’une saga parallèle ; la cousine Jill oscille entre l’admiration et la détestation de Sidney, aveuglée non par ce qu’elle a vécu mais par l’image qu’ont construit autour d’elle les médias. « Je ne veux pas des amis mais des fans », affirme-t-elle à terme. Wes Craven orchestre leur rencontre comme un savoureux jeu de massacre, même si l’agencement des exécutions n’échappe pas à une mécanique trop prévisible et artificielle ; en outre, les séquences horrifiques manquent d’envergure et d’inventivité, en dépit d’une volonté de représenter une menace qui a évolué avec son temps et qui recourt désormais à la technologie.
Volontairement chaotique et second degré, Scream 4 parodie la parodie, détourne le détournement des codes du slasher avec malice mais sans virtuosité. Un dernier tour de piste réussi pour Wes Craven.
Créée
le 31 oct. 2021
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