Kevin Williamson est de retour au scénario après son absence sur le troisième volet, et cela se voit immédiatement. Scream 4 fonctionne nettement mieux que son prédécesseur et cherche à creuser encore davantage son univers méta, notamment à travers la franchise Stab, véritable pastiche de Scream. De ce point de vue, tout est toujours très bien maîtrisé.
Le film tente également de s’inscrire dans l’air de son temps, en abordant les débuts de la culture du streaming et de la célébrité instantanée. Neve Campbell revient sur le devant de la scène et est présente tout au long du film, contrairement au troisième opus, un choix qui n’était selon moi ni fondamentalement justifié ni réellement intéressant.
Dans ce quatrième volet, les gags méta se poursuivent, toujours parfaitement calibrés. On s’y perd parfois, mais on finit toujours par s’y retrouver, tant le sujet est remarquablement maîtrisé par Kevin Williamson. La réalisation de Wes Craven est, comme toujours, irréprochable, il n’y a rien à redire de ce côté là. Le reveal fonctionne très bien, impossible à voir venir, et le film assume jusqu’au bout le triomphe initial du méchant.
Ce que l’on aime globalement dans cette saga, c’est cette dimension disruptive, parfaitement maîtrisée, et qui reste toujours un véritable plaisir à découvrir ou redécouvrir. Les quatre premiers Scream forment une saga parfaitement calibrée pour se faire des Stabathon… ou plutôt des Screamathon.