Je me souviens, en Avril 2000, je me disais : bon ça y est, la saga Scream est finie...
Mais Wes Craven ayant subi déroutes sur déroutes en tant que réalisateur, devait jouer une de ses dernières cartes sous peine de passer has-been ; revenir à l'horreur. Et quoi de mieux qu'un quatrième Scream pour tenter le come back ?
Démarrant par une superbe séquence d'intro faisant état de plus de 10 ans de slasher, Scream 4 arrive à rester actuel grâce à la présence des réseaux sociaux et de la communication. En effet, Twitter et Facebook sont cités (mais pas Sens Critique, que fait Clément ?), la diffusion de vidéos sur le Net joue un rôle crucial, et Andy Warhol a même droit à son instant de gloire car le film tourne autour des fameuses 15 minutes de gloire auquel chacun aurait droit.
Il y a aussi beaucoup d'ironie et d'auto citations sur le film d'horreur, car les remakes sont dits comme plus faibles que les originaux, et l'inutilité de refaire ad vitam eternam des suites, et des suites. Pour quelqu'un qui a produit des suites des ses propres films et des remakes, c'est très bien trouvé, au point qu'on peut y trouver une mise en abime très intéressante dans ce film.
Si, sur le plan narratif, le film peut se voir sur un angle "historique", la nostalgie joue aussi à plein tubes avec le retour des 3 personnages principaux, tels qu'on les avait quittés en 2000. Mais ils semblent moins importants ici (surtout Courteney Cox, qui doit avoir 5 minutes de scènes) au profit de la jeune génération (bonne surprise pour Emma Roberts, par contre Hayden Panettiere est nullussime) qui a su décoder les codes du films d'horreur post-2000.
Et si, mine de rien, ça fait plaisir de revoir un slasher plus élaboré que ce qu'on voit depuis des années, la conclusion du film reste assez surprenante, dans le film où l'on pourrait arrêter le film à un moment prévis, mais le choix de cette "deuxième fin" déçoit un peu dans le sens ça laisse la porte ouverte à un cinquième Scream.
Peut-être qu'une deuxième vision du film va lui être fatale, mais en l'état, ça reste très sympa, et ça nous venge de ces nullités qu'on a subis depuis des années (Jigsaw, si tu nous lis....).