Laissez moi faire une critique sans substance pour un film sans substance.
Il n'y a pas de dialogues, il n'y a pas de scénario, il n'y a pas d'acteurs car ils sont tous désincarnés. L'histoire d'un amour entre une gamine qui s'ennuie avec les jeunes de son âge, infantilisée par son ton mielleux des plus désagréables et ses expressions vétustes totalement anachroniques, et Raphaël, acteur de 35 ans relève plus de la pathologie du protagoniste masculin que d'un amour sincère. Ça en devient très limite et gênant.
Ce pseudo long-métrage ( heureusement qu'il ne dure qu'une heure treize) d'art et d'essais qui pastiche sans même s'en rendre compte les conventions d'un cinéma qui ne lui appartient pas est consternant de vacuité. Suzanne est désagréable et pédante, l'archétype de l'intellectuelle bourgeoise, qui lit du Boris Vian, qui boit des diabolos grenadine en picorant des bonbons achetés au tabac (? qui fait ça à 16 piges).
On souhaite à Suzanne de continuer à lire des livres, à écouter du Christophe, à boire des diabolos, à parler comme dans les années 80, et faire des chorégraphies peu gracieuses avec un prédateur qui a deux fois son âge car c'est un peu tout ce qu'il se passe.
Je n'ai plus rien à dire, car le film n'a rien à dire.