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le 11 févr. 2026
SuivreRaimi, Sang, Famille
Désolé, mais si ça n'avait pas été Raimi derrière la caméra, personne n'aurait donné du crédit à ce film ultra bancal.Alors oui, c'est plutôt malin de vouloir renverser le récit de survie lambda...
Bonne surprise. Franchement divertissant, et ça se sentait dans la salle : le public était ultra réceptif, réagissait aux punchlines, aux moments de tension, aux retournements. Ce genre de film fonctionne aussi beaucoup à l’énergie collective, et ici ça prenait bien.
Réalisé par Sam Raimi qui revient à ses premiers amours, le film joue clairement sur un équilibre entre tension, humour et survie pure. On aurait pu imaginer quelque chose de plus brutal, plus gore, plus viscéral. Il y avait la place pour pousser le curseur de la violence un peu plus loin. Mais en même temps, le dosage choisi reste cohérent avec le ton général.
Le point de départ est simple mais bien trouvé : deux collègues que tout oppose, seuls survivants d’un crash aérien, échoués sur une île déserte. Elle, employée compétente mais écrasée. Lui, nouveau patron parachuté, pur produit du népotisme, chef tyrannique plus habitué aux ordres qu’aux efforts. Et évidemment, sur une île, les hiérarchies de bureau ne valent plus grand-chose. L’inversion des rapports de force est le moteur le plus intéressant du film.
Le thème dépasse le simple survival. Il parle de pouvoir artificiel, de légitimité, de compétence réelle versus statut hérité. Dans un monde professionnel où les “nepo babies” et les promotions opaques alimentent frustrations et ressentiments, voir ces dynamiques exploser dans un contexte de survie est assez savoureux. La nature devient un grand nivellement social : plus de costume, plus de bureau, plus d’autorité symbolique. Juste deux êtres humains contraints de coopérer.
Le duo fonctionne bien justement parce qu’il joue sur cette bascule. Les tensions initiales sont crédibles, les petites revanches bien amenées, et progressivement la relation évolue vers quelque chose de plus nuancé…. non je rigole, cela part de plus en plus loin pour le plus grand bonheur du public haha. J'adore voir ressurgir le côté "Mean Girl" (^^) de McAdams. Cela aurait pu être plus méchant, plus cruel, voire plus gore dans la gestion de la survie pure mais c'était déjà pas mal^^. Le film reste finalement assez accessible dans sa violence, mais ce n’est pas forcément un défaut. Le ton reste cohérent, entre tension et comédie acide.
Il y a quelques facilités et certaines situations auraient gagné à être resserrées, mais l’ensemble tient grâce au rythme et à la dynamique des personnages. La conclusion est assez satisfaisante pour le public, presque cathartique. Elle m’a rappelé ces fins de film de l'époque, un peu appuyées mais efficaces, où l’on boucle les arcs avec une certaine noirceur.
Au final, ce n’est pas un grand survival révolutionnaire, mais c’est un film malin sur les rapports de pouvoir et l’ego en milieu professionnel, emballé dans une aventure viscérale efficace avec une bonne dose de violence et de sadisme. Un bon moment, divertissant, porté par un duo qui marche.
A découvrir!
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Créée
le 20 févr. 2026
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le 11 févr. 2026
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