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le 11 sept. 2025
SuivreDanse explosive !
Sur le plan de la mise en scène — visuelle et sonore —, c'est difficile de ne pas s'incliner devant autant de virtuosité esthétique. Il suffit de voir les séquences d'introduction lors de la...
Il est fascinant de voir à quel point le cinéma d’auteur contemporain peut parfois s’enfermer dans une auto-satisfaction frôlant l’insulte pour le spectateur. Sirāt n’est pas seulement un film lent ou difficile, c’est une véritable épreuve de vacuité que l’on tente de nous vendre sous un vernis mystique totalement artificiel. Sous prétexte de filmer une quête spirituelle dans le désert marocain, Óliver Laxe livre une œuvre dénuée de la moindre structure narrative cohérente, où l’ennui profond dispute la place à une prétention insupportable.
L’intrigue, si tant est qu’on puisse appeler cela ainsi, s’évapore dès les premières minutes au profit d’une contemplation forcée et de séquences technos assourdissantes qui ne servent qu’à masquer l’absence de propos. On nous impose des plans interminables sur des visages inexpressifs et des paysages désertiques en espérant que le spectateur y projettera une profondeur que le réalisateur n’a jamais pris la peine d’écrire. C’est le degré zéro du cinéma : une suite d’images déconnectées les unes des autres, une agression sensorielle inutile qui ne raconte strictement rien sur la condition humaine ou sur la relation père-fils qu’elle prétend explorer.
Le plus exaspérant reste ce sentiment de mépris pour celui qui regarde. À aucun moment le film ne cherche à engager ou à émouvoir. Il se contente de poser sa caméra et d’attendre que le temps passe, protégé par son statut de favori des festivals pour échapper à toute critique sur son vide abyssal. Dire que ce film est une daube est un euphémisme, c’est un monument de prétention qui ne laisse derrière lui qu’une migraine et le regret amer d’avoir gaspillé deux heures de sa vie devant un écran qui ne renvoie que du vent.
Créée
le 26 janv. 2026
Critique lue 29 fois
5
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le 28 sept. 2025
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le 26 juil. 2025
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