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le 28 déc. 2014
SuivreSombre
A l’aube, je dessine les traits frivoles de ton geste Qui s'échappe au contour brumeux de ta vie funeste ; Cette obscurité se tait ; se tasse; dévisage mon ennui Pour mieux me nuire. Pour mettre fin...
L’être humain, sous sa couche de performance faite pour vivre en société, est un non-être, dont la substance n’est rien si ce n’est qu’être vivant, pour la seule volonté de vivre égoïstement selon ses envies et ses pulsions, une boule de nerf. Rien n’est plus sombre que vivre selon ses pulsions, on ne les comprend pas, elles nous tirent et nous forcent comme un aimant qui tente de déchirer tout notre être. Les émotions se sont perdues, plus personne n’est dans une norme, tout est coincé dans un clair obscur qui oscille entre ce qui fait notre « personnalité » et notre identité pure, dégoûtante, vicieuse. Sombre embrasse cette idée et nous montre un des ces non être qui ne semble n’avoir jamais rien ressenti que des pulsions, la seule chose le rapprochant de ce qu’on appelle l’humain étant la recherche d’un « amour » agissant tantôt en bête sauvage mutique, tantôt en enfant penaud, mais gardant ce vide en lui, un manque de ce qu’est l’humanité. Cet amour n’existe pas. Tout cela n’existe pas. Ce visage si familier, éclairé différemment, devient autre.Tout dans ce film vient cherche cela, cette aspérité de l’humanité que l’on tente vainement de cacher, elle est mise en image brillamment, en recherchant toute forme possible pour exprimer une intériorité incompréhensible. La nuit ne s’arrête pas, même de jour.
Créée
le 9 juin 2026
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le 28 déc. 2014
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