Moi, je l'aime bien ce Neil Marshall. C'est l'auteur de plusieurs séries B horrifiques bien bourrines. La plus connnue étant The Descent mais je pourrais aussi citer Doomsday ou Centurion. Même The Lair, j'ai aimé.
Pour Sorcière ou The Reckoning en VO, il met l'accent sur le nombre de femmes exécutées de par le monde parce qu'on les considérait comme des sorcières. Et ce chiffre est tristement impressionnant puisque se montant à cinq cents mille. Des femmes dénudées, privées de leur dignité, torturées, à qui les bourreaux tentaient de briser leur volonté pour leur faire avouer n'importe quoi. Tout en se servant de la religion pour justifier leur meurtre. Bien pratique.
L'époque, humide, sale et violente (chasse aux sorcières + la grande peste), pouvait parfaitement convenir à Neil Marshall. Et c'est vrai qu'on a droit à plusieurs scènes gores mais ce qui prédomine c'est qu'il m'a surtout semblé plus préoccupé par mettre en valeur l'actrice principale qui est aussi la coscénariste du film et sa propre compagne.
Si elle est plutôt jolie, on ne peut pas dire qu'elle arbore une palette d'expressions extrêmement variée. Pour dire les choses, elle a toujours le même air sur le visage et c'est difficile de deviner si elle joue la souffrance, la peur, la tristesse, le désespoir, le bonheur. Un rôle peut-être trop complexe à appréhender. Les sévices ne sont pas montrés, ce qui n'est peut-être pas plus mal à la réflexion vu les méthodes employées, cependant, j'ai eu du mal à la sentir vraiment en danger, sur le fil du rasoir. Mais si le but, pour elle, était de montrer la condition des femmes au XVIIe siècle, alors c'est réussi.