Pour cette critique, classement par points négatifs en rapport avec la stupidité du scénar (warning spoiler):
1) Pourquoi le monde est exactement pareil qu'avant End Game? Il a pas duré longtemps le tramatisme planétaire -1/2
2) Comment Peter est-il tombé amoureux de MJ? -1/2
3) Ça veut dire que tout le développement avec la fille du vautour n'a servi à rien? -1/2
4) Pourquoi des deux il a choisi celle qui l'envoie tout le temps bouler façon Daria? Et même pas pour rigoler, par logique de haine/rapprochement, elle dit elle-même qu'elle croit à tout ce qu'elle dit. -1/2
5) Pourquoi rajouter un rival à Peter, sachant qu'il n'y a aucune possibilité que le dénommé Brad finisse avec sa "go" vu le coté caricatural du perso- et puis pourquoi c'est pas Flash Thompson directement? -1/2
6)Le personnage de May est une vraie blague dans ce film: Elle s'en moque de Spidey et n'est là que pour être draguée par John Favreau(ne vous plaignez plus jamais du romantisme de Sam Raimi et/ou Mark Webb après cette heure de pure torture) -1/2
7) Les deux scènes post-crédits n'ont aucun sens; déjà la première... Prends moi pour une truffe! Quentin Beck a eu le temps de parler, en filmant Peter à son insu... Bien sûuuur! Mais en plus, il lui suffit de dire Peter Parker et tout le monde y croit. Et il n'y a qu'une seule personne qui s'appelle Peter Parker DANS TOUT LE MCU!! Et la seconde, c'est du teasing sur rien.
Bref, Spider-Man: Far From Home laisse au spectateur un arrière-goût de téléfilm "disney channel". Non pas à cause de son ton léger ou adolescent, mais parce qu’il refuse de prendre ses propres enjeux au sérieux.
Contrairement à The Spectacular Spider-Man (à qui les films prennent beaucoup d'éléments scénaristiques) ou Into the Spider-Verse, où comédie et gravité coexistent harmonieusement, le MCU transforme des événements traumatiques (Infinity War, Endgame) en anecdotes ou blagues, comme le souligne la réplique de Mysterio insistant sur le fait qu'une invasion planétaire est "stupide".
Cette désinvolture se retrouve dans MJ, personnage composite empruntant la timidité maladive, le coté "nerd" et le rôle d'amie d’enfance ayant le béguin pour Peter à Gwen Stacy de même que le sarcasme frontal et le tempérament spontanée à Mary Jane Watson, caractéristiques issues toutes deux de la série susmentionnée (et des comics Ultimate). Mais le personnage se trouve dépourvu d’arc propre, en plus d'être incohérent vis-à-vis du précédent,rendant sa relation avec Spidey répétitive et artificielle. Le schéma est très vite lassant car identique(confrontation, rapprochement, blague mesquine) sans que ça n'aille jamais plus loin que l'amourette enfantine.
À l’inverse, la relation Peter / Liz dans Homecoming fonctionnait grâce à une progression dramatique claire : idéalisation de la fille populaire, découverte d'une fille attentionnée et intelligente. De plus, leur romance était compromise par des raisons extérieures, appuyant le sacrifice imposé par le rôle de Spider-Man.
Far From Home montre ainsi un Spider-Man fun, mais en refusant d’être sérieux, ce qui contraste avec ce que d’autres œuvres Spider-Man ont déjà démontré et donne au film un cynisme implicite envers toute lecture plus grave et mythologique du personnage.