Je l'avoue : j'ai freiné des quatre fers avant de voir ce film, le dernier que je n'avais pas vu de Stallone réalisateur. C'est plus à cause de sa réputation sulfureuse que je ne voulais pas le découvrir. Mais je me suis enfin lancé, et ô surprise, ça n'est vraiment pas une daube, même une bonne petite surprise, que certains mettront sur le compte d'un avis purement subjectif, mais j'assume.
Suite de La fièvre du samedi soir, le film montre l'accession à un spectacle de Broadway de Tony Manero, alors qu'il galère au départ pour décrocher un contrat. Déjà, on peut dire que das l'écriture, on retrouve bien la patte de Stallone, car si on vulgarise un peu, Staying alive est un décalque de Rocky version danse !
C'est exactement le même genre d'histoire, à part que le personnage principal est plus agressif, très Fitzergaldien dans le thème, et dont la construction est également similaire, avec le fameux spectacle de Broadway en ligne de mire.
On est dans les années 80, donc il faut s'attendre à voir des gens avec des cerceaux dans les cheveux, à la manière de .... Parking ! Mais en termes de charisme, un Travolta en bandana vaut mille Francis Huster.
Quant à la musique, et c'est là que les larmes viennent, elle est composée d'une grosse partie de chansons des Bee Gees, dont celle qui donne le titre au film et qui est un clin d’œil à La fièvre du samedi soir.
Il y aussi d'autres musiques, dont certaines composées par Frank Stallone (frère de), et si elles sont très 80's dans l'esprit (ça rappelle Bill Conti), ça me plait bien en fait.
Seulement, ce n'est pas Rocky dans l'écriture, et ça reste parfois chargé comme le choix que va faire le héros sur deux filles qu'il aime.
Quant aux acteurs, si ils mouillent leurs justaucorps, les deux actrices ne sont pas ce qu'on peut appeler des modèles d'expressivité. Reste Travolta qui réussit à rendre le film quelquefois attachant. Sylvester Stallone ne joue pas dans ce film, mais il a droit à un cameo à la Hitchcock quand Travolta le bouscule très rapidement dans la rue.