Stung mêle les effets numériques aux marionnettes pour une production située entre deux âges du cinéma d’épouvante curieusement dépourvue d’âme et de souffle : les créatures sont présentes mais ne sont pas là, elles ne bénéficient pas d’une visibilité et d’une mise en scène suffisantes pour à la fois rendre leurs attaques impressionnantes et immortaliser ces corps en constante mutation, hybridation d’Alien (Ridley Scott, 1979) et de The Thing (John Carpenter, 1982). La réalisation reste trop approximative, et l’humour mal dosé. Quelques plans au gore prononcé réveillent un spectateur confortablement installé devant un récit de survie dont il connaît enjeux et retournements. Manque une vision, manque une personnalité qui seules auraient pu donner du piquant à cette énième attaque de monstres référencée.