Superman
6.1
Superman

Film de James Gunn (2025)

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Après un Flashpoint des plus improbables, "rebootant" l'univers DCEU; la dureté, les ombres, le "sombre" laisse place à la lumière, aux émotions feel good, aux couleurs pop.

Un revirement radical de la part de James Gunn; à savoir changer pour une approche diamétralement opposée (ou comment passer d'une Tonalité Frank Miller dans la veine d'un TDKR à du Grant Morrison via "All Star Superman")


En effet les couleurs sont de retour, ça flashe, le comic book movie ressemble à nouveau à du comic book (l'approche de tout rendre crédible et adapté à un point de vue crédible dans le réel est grandement écartée ici), avec tout ce que cela comporte en terme de suspension de incrédulité.


C'était déjà le cas avec son très réussi THE Suicide Squad qui voyait Starro l'étoile de mer géante débouler sur grand écran sans que cela ne détonne face au réel.


Adaptant sa méthode de Marvel à DC, l'esprit des 3 films Gardiens de la Galaxie est transposé à l'écurie adverse, en la réajustant sur quelques aspects. (la tracklist des morceaux musicaux connus est largement diminuée pour laisser place au thème 80's de Superman remis au goût du jour)


Ne pas s'embarrasser de raconter pour la énième fois les origines d'un super héros pour perdre 1h30 de récit sur les 2h d'un premier film qui pourrait lasser. Résumer en quelques phrases qui est le personnage et le plus important de son passé, comme Del Toro a pu le faire pour Hellboy.


Le récit fourmille de personnages plus ou moins connus/inconnus des gens qui ont vu quelques films/séries animés de l'univers. Une approche qui part du principe qu'avec un bon récit, si le personnage plait sans que l'on sache trop qui il est, les spectateurs auront envi d'en savoir plus en se plongeant peut être pour la première fois dans un comics.


Tous les personnages du récit sont en quête de reconnaissance, que ce soit auprès de leur proche, du monde entier, de la famille au sens large, quitte à s'en éloigner si elle déçoit.


Une écriture soignée sait transparaitre à l'écran. Gunn offre un Superman reconnaissant, généreux, ouvert aux autres, à tout ce qui est vivant, humain, animal ou non organique. Solaire, il trébuche, s'emporte quand ce qui lui semble juste est remis en question, grandit au contact de ses proches. (Star Lord)

Lois Lane ne ménage pas Clark sous prétexte qu'ils se connaissent, remet en question ses décisions, sait voir le bon en lui quand tout l'accuse. Ici pas de demoiselle en détresse, Miss Poulidzer est aux commandes lorsque la situation l'exige (Gamorra)

Mister Terrific est, à mon goût un des personnages qui se démarque le plus. Son air suffisant, ses gadgets donnent envi d'en voir plus de lui en action. (Rocket Raccoon)

Krypto c'est l'atout charme du récit (trop ?) utilisé pour humaniser le dieu de la future Trinité DC. Son comportement typiquement canin et non anthropomorphisé est précisément l'atout qui fait mouche auprès du public. (Groot)

Avec Krypto, Guy Gardner est l'autre touche comique du film. A la lisière entre le cool et le délicieusement kitch, l'attitude sale gosse et ses remarques hors cadre, comme pour Mister Terrific, donnent envi d'en voir plus. (Drax)

Hawk girl est le personnage laissé de côté et clairement le plus sous écrit, peu d'apparitions et de traits de caractères exposés à son sujet mais malgré le peu de temps d'écran, ses moments sont remarqués. (Nebula)


Lex Luthor est ici des plus machiavéliques...et imparfait, la réalité rattrapant le récit, il campe un "What if Elon était plus malin au point de peu commettre d'erreurs extrêmement stupides". Le Némésis de Superman est saisissant dans tout son jusqu'au boutisme, prêt à tout pour son idée fixe, quitte à s'allier à un Vladimir Poutine local, défier les lois de la physique, manipuler les médias ( #Sinj #Grok ), tellement hors sol qu'il se déconnecte volontairement des conséquences désastreuses possibles à ses choix. (Elon Musk)


Si l'écriture et la réalisation restent soignés, certains travers des pires heures du DCEU reviennent nous hanter tel d'infames spectres d'un studio aux exigences de temps/travail abattu hors sol lorsque le bébé de Métamorpho tout en 3D convoque les frissons de l'angoisse devant le film The Flash et ses bébés numériques... BRRRRrr Heureusement les autres effets spéciaux sont globalement extrêmement paufinés (la cape et krypto) pour ne pas gâcher le tableau.


Prochains arrêts : La série Green Lanterns avec Kyle Chandler ("Demain à la une") et le film Supergirl avec Jason "LOBO" Momoa !


Solaire, généreux, différent, imparfait, le reboot de l'univers DCEU sous l'égide de James Gunn semble bien parti et ce tout premier film est une lueur d'espoir de construire pas à pas une Justice League proprement écrite et réfléchie.


"Krypto...attaque les boules ! ... Non pas celles là ! Aie..." Kal-El, apprenti dogsitter

7.5/10


Vilou
7
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Créée

le 13 juil. 2025

Critique lue 11 fois

Vilou

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2

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