Superman revient pour affronter une nouvelle fois son pire ennemi : le ridicule. Et comme d'habitude, il se fait aplatir au premier round.
Ce super héros ultime a été créé dans les années 30 pour répondre à des besoins socioculturels très spécifiques, vêtu du costume traditionnel de l'homme fort des cirques de l'époque (avec cape modèle Débilos Unlimited en prime) et pourvu d'une psychologie et de motivations plus figés qu'une momie.
Problème : les besoins qui ont suscité sa création (crise économique provoquée par la Bourse, prémices de la Grande Deuxième) ont évolué, voire disparu. SuperGuignol, non.
Et en 2025, on constate que s'il a souvent changé d'interprète, il n'a changé ni sa façon de "penser", loyal envers l'humanité jusqu'au fanatisme et pacifiste forcené jusqu'à la débilité chronique, ni son costume flashy ridicule et de mauvais goût dès qu'on a un peu plus de huit ans.
Plus préjudiciable encore, Superman est montré depuis sa création comme l'être ultime, imbattable, invincible, immortel, complétez la liste des synonymes, merci. Pour lui causer problèmes et inquiétudes, les scénaristes sont contraints soit d'importer la kryptonite (son point faible tout aussi ridicule que le reste parce que pas crédible) par dizaines de tonnes, soit de monter des machinations si tordues et capillotractées que même dans Picsou Magazine ils en veulent pas. Ca donne des histoires alambiquées qui ne parviennent même pas à provoquer la suspension consentie de l'incrédulité.
Donc SuperGuignol revient pour tenter de s'imposer face à l'intelligence et la raison du spectateur. Si ce dernier a un tout petit peu l'esprit critique allumé, non embrumé par des souvenirs d'adolescence liés au "héros", le mec en pyjama bleu et rouge s'écrase lamentablement sur la lucidité, tel une mouche sur un pare-brise.
Et là est le problème de DC Universe : ses deux principaux personnages sont un surhomme ridicule, pas crédible et ennuyeux, et l'autre un psychopathe encore moins crédible, ressemblant autant à son animal-totem que moi à un rat d'opéra. Les deux piliers de DC sont ri-di-cu-les.
Et que fait une société ridicule ? Elle disparaît ou elle s'enfonce ?
Réponse dans 6 mois avec "Batman 1412², le reboot de la vengeance de la peur" ou "Supergland fait du ski".