James Gunn aborde cette nouvelle mouture du héros capé avec beaucoup de malice : il part du principe qu’on connaît son histoire et se permet d’expédier ce qui prenait du temps dans les autres films en quelques lignes, il relie tout ça avec une musique hommage à John Williams, et se permet de nous faire entrer dans l’histoire alors que le récit est déjà bien entamé.
Apportant son humour parfois potache, il traite de sujets graves (la bascule de la démocratie en dictature qui ne dit pas son nom), mais avec toujours ce regard en coin nous disant : « Hé, c’est que du cinoche les gars ! »
Jouant beaucoup sur les actions en arrière-plan, il offre un récit très foisonnant. Trop. L’éparpillement des lieux, des personnages fait que l’on a parfois tendance à décrocher.
Reste un film pop-corn, hyper référencé en pop culture, qui est moins torturé que les autres blockbusters de super-héros, et du coup, beaucoup plus fun.