Le film Superman m’a laissé perplexe. Une question m’a traversé l’esprit tout au long de la séance : où est passé l’esprit de l’Homme d’acier ?
J’ai été surpris de découvrir un Superman affaibli, presque naïf, parfois même à la limite du ridicule. Dans les précédentes adaptations, la relation entre Superman et les humains était toujours forte et fascinante. Il avait conscience de sa différence, tout en protégeant les autres avec assurance et noblesse. C’était un personnage charismatique, symbole de force, de respect et d’héroïsme.
Ici, le Superman incarné par David Corenswet manque cruellement de prestance. Il est réduit à une sorte de punching-ball édulcoré. Sa personnalité paraît brouillonne, et l’ensemble sonne faux. Sa vulnérabilité excessive le rend méconnaissable : on peine à retrouver le héros mythique que l’on connaît.
Difficile de ne pas comparer avec les films portés par Christopher Reeve, qui restent largement supérieurs. À titre personnel, je préfère même l’approche plus décalée de « Les Indestructibles », qui assume son humour tout en respectant ses super-héros.
Côté scénario, c’est une vraie déception : l’intrigue est fade, sans saveur, et manque de cohérence. L’ajout de Krypto laisse perplexe : bien qu’attachant, le chien est trop présent et finit par devenir agaçant.
Le personnage de Lois Lane, interprété par Rachel Brosnahan, manque de relief et se révèle assez transparent. En revanche, Nicolas Hoult s’en sort bien dans son jeu, en incarnant un Lex Luthor crédible, apportant une certaine profondeur à ce rôle de méchant.
Je m’interroge également sur l’intérêt d’intégrer un conflit entre deux États fictifs, qui alourdit inutilement le récit.
Un point positif toutefois : j’ai apprécié le clin d’œil visuel au générique des anciens films, qui apporte une touche nostalgique bienvenue.
En définitive, je n’ai pas vraiment apprécié ce Superman. Une suite ne m’attire pas particulièrement.