Un shérif du Texas, accompagné de son jeune frère, se rend au Mexique afin d'y retrouver l'assassin de leur père.
Texas, Adios garde aujourd'hui une certaine réputation dans le western spaghetti, car il s'agit d'un des rôles préférés de Franco Nero, alors en pleine ascension après le le succès de Django. Étonnement, le film garde tout de même une certaine influence du western américain, notamment dans le fait de se dérouler (de manière fictive) au Mexique, alors considéré comme des ennemis. En particulier le grand méchant, joué par le charismatique José Suarez.
Le film en révolutionne en rien le genre, à l'exception d'un traumatisme familial en cours de route qui va relancer l'intrigue qui, sans cela, est bien mince. D'autant plus que le jeune frère, joué par Cole Kitosch, parait un peu falot.
Mais il y a plusieurs plaisirs qui s'en dégagent ; d'une part, la musique de Anton Abril, les très beaux plans larges d'Almeria (au Sud de l'Espagne), notamment les chemins en S au fond d'une carrière, et la présence toujours aussi forte de Franco Nero. Qui est mis à contribution ne serait-ce que par ses gros plans où on voit ses yeux bleus (qu'on devine illuminés pour en ressortir d'autant plus la couleur). C'est du classique, avec des coups de feux et des bagarres toutes les x minutes, mais très bien fait dans le genre.