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Quand les papys gangstas quittent leur EHPAD, c’est pas beau à voir…

New York, dans les années 50, la ville est gangrénée par le trafic de drogue orchestré par deux chefs de la mafia : Vito Genovese & Frank Costello. Autrefois meilleurs amis, depuis les temps sont révolus, devenus rivaux, tous les coups sont permis…


Barry Levinson (Sleepers - 1996) met en scène l’histoire vraie de deux (amis/ennemis) chefs de la mafia italo-américaine, en nous racontant de l’intérieur, l’affrontement qui a provoqué la chute de leur empire. Ce n’est pas la première fois que ces mafieux apparaissent au cinéma, Frank Costello avait déjà été incarné par Costas Mandylor, Carmine Caridi & Paul Sorvino, quant à Vito Genovese, c’était sous les traits de Lino Ventura, Charles Cioffi & Robert Miano.


Côté mise en scène, on a connu le réalisateur de Rain Man (1988) bien plus inspiré. Ici, on a l’impression qu’il se contente de bêtement cocher toutes les cases du cahier des charges du film de gangsters, sans trop se poser de question ou chercher à révolutionner le genre, hormis cette incompréhensible idée d’avoir voulu faire incarner Genovese & Costello par un seul et même acteur, à savoir deux Niro (oui, j’assume ce jeux de mot pourri, à l’image du film, une espèce de croûte numérique).


Côté interprétation, Robert De Niro incarne donc les deux protagonistes principaux, pourquoi et quel était l’intérêt ? Si encore il avait incarné deux frères jumeaux, on pourrait comprendre ce choix, mais là, c’est purement marketing et surtout, totalement raté. De Niro se retrouve grimé, d’un côté avec du makeup prosthetic grossier et de l’autre, de façon numérique façon “de-aging” et le résultat final est particulièrement raté. On aurait pu penser que c’était pertinent de lui confier ce double-rôle, lui qui a maintes et maintes fois interprété des gangsters au cinéma (Les Incorruptibles - 1987, Les Affranchis - 1990 ou encore The Irishman - 2021), mais c’est trop facile de se reposer uniquement sur lui au seul prétexte qu’il connaît bien le sujet.


Enfin, côté scénario, c’est particulièrement ronflant, ça traîne en longueur et on s'ennuie terriblement. Comme quoi, il ne suffit pas de se reposer sur un concept non seulement hasardeux mais aussi et surtout grotesque, pour pleinement parfaire un film de gangsters.


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le 24 mars 2025

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