Il y a très très longtemps, j'ai un temps été sur AlloCiné, le site soi-disant "de référence du cinéma" (sic). Or quand j'ai vu que des textes (pourtant gentils et fous de films) y étaient sans cesse remis en question avant publication, je l'ai quitté. Car dans de pénibles allers-retours de messages, des intermédiaires anonymes m'envoyaient des notes de lecture m'invitant afin d'être publié à "ne parler que du film"(sic).
Ici, un nouveau patron de médias ( Mark Strong) veut influencer ce qu'écrivent les critiques de ses journaux.
'The Critic' soi-disant parle des années 30 mais on comprend vite que les auteurs commentent l'actualité contemporaine.
Comme Spielberg le fait dans ses récents chefs d'oeuvres comme Pentagon papers, avec notamment son émouvante scène où des journaux se montrent solidaires de leur concurrent subissant la censure et le harcèlement, en publiant eux aussi, les articles (et dessins...) qui leur valent des ennuis et menaces.
Le film est souvent drôle grâce à ses dialogues et vannes.
Mais son filigrane/contexte est poisseux: homosexualité illégale et persécutée; montée incontestable comme de nos jours du racisme et antisémitisme; nazis ouvertement dans les rues comme à Lyon en 2026; bâillonnement lent de la critique remplacée par de la promotion etc.
Dans le film comme de nos jours, un nouveau propriétaire d'un média veut museler les critiques de son journal et se séparer des déviants à la vie qu'il juge dissolue.
Remarques variées: