The Descent promettait une variante intéressante du groupe de potes mixte avec ses drames de couples finissants, ses couples baisant à tout va, ses couples naissant : six femmes, une étudiante en médecine (toujours utile pour expertiser les décès) deux soeurs, une badass, une bonne copine suspecte, une veuve. Ici, l'intrigue mélodramatique est exposée dès le début, avec son accident originel, d'où un an après, une exploration spéléologique qui devrait être sans problème. Presque touristique. Thérapeutique, en tout cas.
Sauf que toutes les fois que l'on part en virée in the wild, si vous croisez un cadavre de cerf ou de biche à demi bouffé, ne vous dites pas que c'est un ours. Voilà une des règles de survie que l'on peut ajouter à la liste des Not To Do dans le genre "une bande de copains/copines pas fufutes ne va pas revenir entière de son week-end dans les bois/lacs/grottes". Et ce Girls Band là n'explose les plafonds de la jugeote, comme il sied à tout protagoniste de film d'horreur.
La première partie du film est distrayante, mais dans le genre aventureux, où les aspects techniques de la spéléologie sont mis en avant, avec ce qu'il faut de suspens. Au fond, cela aurait pu faire un bon film de survie, du style "égarées dans les entrailles de la terre, vont-elles revoir le jour ?" L'ennui est que les mutants arrivent (une espèce voisine des dégénérés de Wrong Turn, mais en version abyssale). Et là, curieusement, l'intérêt retombe. Il y a pourtant ce qu'il faut de tripes machouillées, mais la mayonnaise ne prend pas, soit parce que les monstres à l'attaque ne forment qu'une masse indistincte (l'obscurité n'aide pas) au rebours de la joyeuse famille de Trois Doigts dans Wrong Turn, soit parce que les personnages sont, finalement, sans intérêt ni aspérités, hormis les deux bonnes copines et leur rivalité, banale à bâiller, qui éclate comme un pétard mouillé à la fin, tant on avait vu venir le coup dès la scène d'exposition. La fin et son aller-retour manqué est à l'image du tout : elle se veut ouverte mais est surtout paresseuse, voulant ne pas tomber dans le cliché de l'élue qui survit, et sautant ainsi à pied dans le gâteau à la crème de la mièvrerie.