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le 22 févr. 2023
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Juste après avoir revisité West Side Story, film marquant de l’année de ses 15 ans, le réalisateur de La liste de Schindler nous fait découvrir le chapiteau du monde de son enfance.
Il choisit un récit fluide pour mieux nous raconter au plus près le réel de sa jeunesse avec l’attrait d’une fable lucide jouant aussi de clins d’œils avec sa filmographie. A moins que ce soit l’inverse… (Le jeune boy scouts Sammy/Steven fait écho avec le jeune scout Indiana Jones dans l’intro du 3ème volet éponyme, le placard de «sa» chambre rappelle celui d’Elliot ou E.T. se cachait et il y a toutes les relations tissées, père-fils, le rôle de la mère, la famille, l’anti-sémitisme, l’éclairage des phares de voiture pour la mise en lumière d’une scène, le tournage d’une séquence de guerre…)
Ses films futurs sont nourries de ce terroir du commencement qu’il introduit dans The Fabelmans avec sa première découverte marquante et saisissante à 6 ans du film « Sous le plus grand chapiteau du monde » de Cecil B. DeMille qui nous entraîne alors sur les rails de sa passion naissante, d’une recherche à maîtriser le déraillement que peut infliger le train de la vie et à travers l’œil de sa caméra à faire jaillir (déjà) de l’émerveillement.
Jusqu’à nous dévoiler lors d’un moment crucial familial, en une scène, avec l’image de son reflet dans le miroir (comme la nature double de l’ombre d’un Peter Pan) tout le jeu de sa relation intrinsèque avec l’acte instinctif et vital de filmer et de capter à son effet le plus juste ces instants de vie. Minimaliste et magistral.
Steven Spielberg nous offre une déclaration d’amour au cinéma et un hommage à sa mère.
Un film sensible, chaleureux et drôle (même juste avec un mouvement de caméra pour la toute dernière image du film). Lumineux.
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Créée
le 8 mars 2023
Critique lue 66 fois
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