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Il ne reste rien de la substance tout de même pourtant bien maigre (seule la nostalgie peut pondérer ce jugement) du produit d'origine. Un nom, un prénom, énoncés de façon répétée, comme une marque. Rien hormis l'indigence et l'invraisemblance de l'intrigue qui faisait la base commune de toutes les séries US de l'époque (peu de le dire que le spectateur n'avait pas de grandes exigences). Mais en d'autres temps, avec une base aussi maigre, Hollywood avait su donner une seconde vie joyeuse aux Drôles de Dames. Avait su trouver la bonne note, rire de cet héritage maigre mais chéri, le distordant avec amour, sans limite, tout en tenant ce fil ténu au produit d'origine, accouchant au final d'une matière nouvelle et pop.
Ici on patauge, en premier lieu dans une intrigue romantique, parce qu'on ne plus se permettre aujourd'hui une "simple" blonde en short jean (il y aurait grand vacarme), qui ne fait aucune étincelle. Verbeuse.
Des séquences WTF (clairement l'angle d'attaque) qui ne font pas corps, dispersées. Qu'on sent trop calculées, trop mécaniques.
Mais le plus surprenant, le film traite mal le coeur même de son moteur, les cascades, qui peinent vraiment à faire la différence avec ce qui a pu être proposé par la cinéma d'action depuis 10 ans. On ne prend tout simplement pas plein les mirettes. Aucune séquence qui fait son effet Waouh, qui laisse le spectateur un peu épuisé d'une joie débordante tout enfantine. Alors que tout le film converge vers cet objectif, film hommage aux travailleurs de l'ombre, il manque chaque fois ce petit quelque chose. La faute parfois à un sur-montage qui ne rend assurément pas honneur au travail accompli. Ryan, sur-musclé (jusqu'où compte t'on aller?), épuise peut être aussi son filon.
Pour finir la bande son, succession de Hits millésimés et souvent périmés, est tout de même une épreuve pour tout spectateur ayant élargi son spectre d'écoute depuis.
Un ratage sans fracas. Un rendez vous manqué.
Créée
le 8 mai 2024
Critique lue 44 fois
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