VOILÀ, merci à The Furious de m'avoir fait passer un de mes meilleurs moments en salle cette année. Je savais exactement ce que j'allais voir en me rendant à la séance de The Furious : un film de baston à la sauce sud-asiatique, c'est-à-dire sans scénario, mais avec une qualité de mise en scène et de chorégraphie exceptionnelle. Et c'est exactement ce que j'ai eu !
Effectivement, le scénario de The Furious est d'un classicisme terrible, un gros mélange de kidnapping d'enfant en mode Taken, entremêlé d'une histoire de vengeance à la John Wick. Mais soyons bien clairs, ce n'est évidemment pas là-dessus que The Furious tire son épingle du jeu.
The Furious, c'est avant toute chose une maestria de la baston. Le film est un grand ride hyper maîtrisé de scènes d'arts martiaux déclinées sous toutes les formes possibles et en constant renouvellement.
Le réalisateur s'amuse à mêler la culture martiale avec un côté cartoonesque, vidéoludique, et fait fi des règles de la physiologie humaine. Dans The Furious, on se fout des mandales dans la gueule pendant 15 minutes, et chaque coup est différent du précédent, nous baladant pendant tout le film de surprise en surprise.
On pardonnera de fait les quelques mièvreries du film, qui ne sont pas assez nombreuses pour nous gâcher le plaisir jouissif qu'on peut prendre devant The Furious.