Que dire de ce film...
Sur cette critique je ne pense pas revenir sur le scénario mais je pense insister d'avantage sur les émotions et réflexion que suicitent ce film. Nous avons ici un film qui nous renvoie à nous même, et à nos multitude. Un "je" est composé de multiples avatars, Chuck est composé de la passion de la danse de sa grand-mère, de la comptabilité de son grand-père, son crédo lui a été enseigné par sa maîtresse... Chuck est la multitude des choses en lui, et c'est peut-être cette multitude en nous qui nous permet d'ailleurs de se sentir moins seul face à la vie. Mais d'autre part être renvoyé à soi, c'est être confronté à la solitude de sa fin, à son dernier voyage qui ne peut être qu'individuel. Et c'est lorsqu'on arrive à la fin que le début refait surface... Et c'est le même déroulement que va connaître ce film qui va débuter par sa fin ne va et qui va regarder en arrière tout comme les personnages de cette fin du monde. C'est alors le regret qui émane pleinement de ce film. Ce regret semble commun à tous à commencer par Chuck, celui pour qui la fin du monde est survenue plus tôt et dont le rêve n'a pu être vécu que par instants. Néanmoins ce film est-il une ôde à la vie comme j'ai pu le lire ? Je n'en suis pas certain. Chuck, contrairement aux personnages vivant dans l'acte 3, a été conscient très tôt de sa future mort et s'est même promis lui-même de vivre sa vie. Or si même lui ayant pourtant vu son fantôme n'est pas parvenu à vivre une vie sans regret et à vivre pleinement, comment nous, simple spectateur ayant simplement vu et non pas vécu cette histoire y parviendrons nous ? Je ne suis pas là pour répondre aux questions du films mais bien pour les étendre.
Il est dommage qu'un film aussi sensible ait été aussi lourd dans ses dialogues et dans les répétitions de réplique que j'ai trouvé bien trop peu subtil tout au long du film.
Malgré tout,
Merci Chuck