A la fin des années 1990, deux frères jumeaux qui ne peuvent pas se supporter découvrent dans le grenier un petit singe mécanique laissé par leur père, qui les abandonnés ainsi que leur mère. Ils découvrent qu'à chaque fois que le mécanisme du jouet est remonté, il se passe un meurtre à la fin du roulement de tambour provoqué par le singe. Ce qui va provoquer la discorde entre les frères jusqu'à 25 ans plus tard.
Dans ma jeunesse, j'avais lu la nouvelle, Le singe, qui était parue dans le recueil Brumes ; ça correspondait à l'époque où je lisais énormément Stephen King. Oz Perkins a surtout gardé l'argument de base, le singe mécanique, pour aller sur une relation toxique entre deux frères, d'abord autour de leur mère, puis sur le fils d'un d'entre eux. Ce qui est toujours intéressant en soi, car l'horreur est souvent un prétexte pour aborder des thèmes sociaux, mais le résultat ici est assez mauvais.
Car on sent que c'est influencé par le cinéma de James Wan, ici producteur, avec une mécanique qui rappelle étrangement Saw, et qui donne quelque chose de tragicomique qui ne marche pas, car on a plus envie de rire à ces morts atroces, presque comme une farce (je pense à la jeune femme qui va comme par hasard vouloir taper une tête à la piscine durant la nuit, et qui va le payer cher). Et surtout, une volonté d'appuyer le propos sur la dualité entre les deux frères qui est rapidement surjouée : comme si on n'avait pas compris, les deux frères adultes sont joués par le même acteur, Theo James, pour montrer que ce sont les deux faces d'une même pièce. On a quelques références à Stephen King (l'action qui se déroule dans le Maine, une professeure qui s'appelle Mme Torrance comme dans Shining...), mais cette métaphore de la gémellité à travers ce singe m'a semblé plus raté qu'autre chose.