Runner aurait pu s’appeler Gal Gadot court après le scénario… et malheureusement, elle ne le rattrape jamais.
Pourtant, sur le papier, il y avait de quoi faire un thriller efficace : une mère, son fils kidnappé, un ravisseur au téléphone et une course contre la montre. Mais encore fallait-il mettre quelque chose entre le début et le générique de fin.
Pendant une bonne partie du film, Gal Gadot court. Elle téléphone. Elle court encore. Elle téléphone toujours. Et nous, on attend. Une tension proche du néant, une émotion aux abonnés absents et une action qui semble avoir été kidnappée elle aussi.
Même la sublime Gal Gadot, pourtant parfaitement crédible dans le registre physique, ne peut pas sauver un film aussi désespérément vide. On aimerait trembler pour elle, avoir peur pour son fils, retenir notre souffle… mais on regarde surtout l’heure.
Alors pourquoi faire un film pareil ? Ah oui… pour les gogos comme moi qui voient « Gal Gadot », « kidnapping », « thriller » sur Prime et se disent : « Allez, ça peut être sympa. »
Et surtout pour les gogos qui, une fois qu’ils ont commencé, vont quand même jusqu’au bout.
Donc oui : je suis un gogo. Mais un gogo qui assume. Et qui, accessoirement, vient de perdre 1h30 de sa vie.