The Suicide Squad se voulait une renaissance du désastre de 2016. Ce qu’on a eu, c’est un chaos tapageur, surchargé et désespérément creux. James Gunn, pourtant habitué à injecter de la fraîcheur dans les films de super-héros (Les Gardiens de la Galaxie), semble ici avoir pris tous les éléments qui ont fonctionné ailleurs… pour les noyer dans une soupe d’humour forcé, de gore inutile et de personnages sans âme.
Les dialogues sonnent faux, comme s’ils avaient été écrits par un ado en mal de punchlines. L’humour noir ? Une excuse pour masquer l’absence totale d’émotion ou de développement réel. L’action ? Bruyante, confuse, et sans la moindre tension. On sait que tout est absurde et que personne ne tient debout, donc pourquoi se soucier de leur sort ?
Côté casting, certains acteurs essaient, d'autres semblent juste en train de payer leur loyer. Margot Robbie, encore une fois sous-utilisée en Harley Quinn, donne l’impression d’être parachutée d’un autre film. Idris Elba fait ce qu’il peut avec un personnage générique au possible. Et ne parlons pas de la menace finale : un kaiju étoile de mer sorti d’un cauchemar psychédélique sous acide - ridicule à en pleurer.
Le film se veut subversif, mais il ne fait que ressasser les mêmes clichés, en les trempant dans un pot de peinture fluo. Il tente d’être irrévérencieux, mais finit juste immature. Et surtout, il n’a absolument rien à dire.
The Suicide Squad est tout bonnement une coquille vide déguisée en feu d’artifice. Un spectacle tapageur et creux, qui pense être original simplement parce qu’il est vulgaire et sanglant. Une perte de temps monumentale.