On entre et on sort du film par un studio de cinéma : mervilleuse fiction qui permet de transcrire
une réalité plus vraie que nature.
Merveille des plans qui décrivent un paysage désolé, affligé par le mildiou de la pomme de terre,
et la pauvreté des campagnes irlandaises en ce milieu de 19e siècle, et des personnages qui semblent sortis de tableaux de maîtres.
Merveille de la foi des déshérités qui les fait croire au miracle," the Wonder", signe du ciel qui bénirait leurs souffrances en les sublimant.
Merveille de l'affection distante et sincère de l'infirmière qui doit enquêter sur le mystère d'une
enfant qui survit sans se nourrir depuis des mois.
Le cinéma chilien, que j'affectionne, est au carrefour du péché, bien humain, et de la culpabilité
qu'il entraîne, comme dans ce film : la punition que s'inflige l'enfant, et la mort qu'elle attend en
rédemption.