Une guerrière au style affûté s’infiltre dans un hôtel aux allures sataniques pour retrouver sa sœur. Le pitch est simple, l’ambition l’est tout autant.
Soyons honnêtes : les scènes de combat sont le seul vrai argument du film. Bien chorégraphiées, rythmées, généreuses en fracas et en lames, elles offrent ce que les amateurs du genre viennent chercher. Ça cogne, ça tranche, ça s’enchaîne avec une certaine énergie. Pour ça, le contrat est rempli.
Mais dès qu’on pose les poings, tout s’effondre. Le scénario n’est qu’un prétexte transparent, cousu de fil blanc, sans la moindre surprise ni profondeur. Les acteurs semblent eux-mêmes peu convaincus par l’histoire qu’ils racontent, livrant des performances aussi expressives qu’un parpaing. Résultat : on traverse le film sans jamais s’attacher à qui que ce soit, spectateur passif d’un enchaînement de chorégraphies plutôt que d’une vraie histoire.
They Will Kill You aurait pu être un film de série B assumé et jouissif. Il reste un simple exercice de style, agréable à regarder les yeux mi-fermés, mais aussitôt oublié. Un film de baston, rien de plus.