Michel est un loser patenté enchaînant les petits boulots, qui vit seul en Belgique dans son appart bordélique jusqu’à ce que, un jour, il reçoive un coup de fil : un magasin de meubles organise un concours et il est invité à venir dans le magasin tourner la roue qui lui permettra peut-être de remporter une soirée avec Eddy Merckx, son idole. Il veut offrir ce cadeau à son père, fan de cyclisme. Mais l’opérateur insiste bien : il doit venir au magasin en famille sinon, impossible de tourner la roue. Lui est persuadé de gagner mais comment faire quand on n’a ni femme ni enfant ? Il ramasse alors un gamin de son quartier, débrouillard et trop heureux de partir en vadrouille et passe chercher son ex-femme (Audrey Dana). Ce qui au départ devait être un coup d’une demi-heure le temps d’aller au magasin, se transforme en road movie mélancolique et légèrement absurde de la Belgique vers la Bretagne. Heureusement que Michel est interprété par François Damiens qui apporte à la fois sa fantaisie (dans son obstination à ce que le trio « ressemble à une vraie famille ») et son émotion (quand il apprend à son soi-disant fils à faire du torpédo, un vélo avec un système de frein par rétropédalage). Même Damiens ne suffit pas à faire de ce film une réussite malheureusement. On pense beaucoup à « Little Miss Sunshine » dans cette vadrouille d’une vraie-fausse famille à la recherche du bonheur, mais sans bien sûr arriver au niveau du film de Jonathan Dayton et Valerie Faris.