« Train Dreams » réalisé par Clint Bentley, le scénario est basé sur la nouvelle du même nom de Denis Johnson. Ce film est un bijou qui peut déplaire à certains (par sont rythme et sujet). Pour moi, c’est un magnifique film. Il fait penser dans la réalisation et l’atmosphère, à Terrence Malick (Le Nouveau Monde) et surtout vue le sujet à « The Tree of Life ». Déjà, par la cinématographie, le cadrage qu’il propose. Dès le début, avec ce plan de l’arbre qui tombe, on est plongé dedans, dedans. Sauf cette voix off qui peut déplaire (perso elle m’a pas dérangé).
A voir sur le plus grand écran possible. C’est dommage qu’en France, il ne sorte que sur Netflix.Pour en revenir au film, on nous parle de Robert Grainier, interprété par Joel Edgerton (Animal Kingdom), qui prouve encore une fois tous ses talents d’acteur. Il livrent une palette d’émotions dans « Train Dreams » incroyable. Expressif, par son jeu corporel ou dans la parole, et l’émotion qui se dégage de ses yeux. De même, l’enfance du personnage jusqu’à sa rencontre est très joliment faite, avec une belle musique qui accompagne tout. Gladys Olding (Felicity Jones –The Brutalist). Jones, même si on la catalogue souvent dans le rôle d’épouse ou de femme forte, arrive toujours à montrer une palette de jeux différents, à travers sa voix et son jeu d’actrice. Elle permet justement à son personnage de donner une plus-value à la romance avec Robert et dans l’avancement de la relation. Encore une fois, on voit que le choix de la caméra maîtrisé par le réalisateur amplifie tout cela.Quand on repart sur le travail de Robert, on a une première scène choquante (je n’en dirai pas plus). La manière de raconter la naissance et d’élever un enfant dans un couple est bien faite (comme dit par la réalisatrice), de la manière dont c’est décrit je trouve. De plus, comme le métier de Robert est de construire des voies ferrées, le film le fait côtoyer tout type d’individus ; on traverser 80 an de la vie, y’a des changement (facile, ou non) dans la vie de Robert. Toutes les époques sont magnifiquement retranscrites. De tous ces moments, il y aura des moments heureux et des moments dramatiques, comme une histoire modèle qui laisse circonspect, fâché, triste. Vu que le film ne donne pas d’explications, on peut, nous spectateurs, se faire sa propre interprétation. Comme le film parle de travail, de recherche de soi, de construction, de rêves, d’amour, de tristesse, d’aide et de reconstruction… Spécialement à travers le personnage de Claire (Kerry Condon –F1). Sinon sans parler des second rôles tous bon, il y’a le personnage d’Ann Peeples (William H. Macy -The Running Man) : il est encore une fois brillant, arrivé à montrer tout sont talent d’acteur ! Deux films cette année (sortie en fr) et deux grand films ! Et pour finir la musique du film composer par Bruce Dessner (The Revenant, A Good person) magistral et belle, voir même je dirais sublime. Je ne veux pas en dire plus, mais en tout cas, je vous conseille ce film, et surtout pour ceux qui pensent à un film aseptisé sur une plateforme Netflix, ça va vous donner espoir de ce qu’une plateforme de streaming peut diffuser comme film.