Regardez, ce n’est pas comme si Tron: Ares, le troisième volet de cette saga qui s’étend désormais sur quatre décennies, n’avait pas quelques atouts.
Heureusement, Tron: Ares est moins lourd que Tron: Legacy, et la musique est poussée à 11 dans l’espoir que vous ne remarquiez pas toutes ses faiblesses.
Des morceaux techno au beat martelé et une musique signés Nine Inch Nails aident à faire passer la pilule, tout comme Jeff Bridges, l’homme de Tron, qui vient « faire du Bridges » dans quelques scènes.
Malgré une bonne performance principale de Greta Lee et une superbe bande-son, Ares manque du charme et de la bêtise réjouissante des précédents Tron après une mise à niveau de trop.
Un blockbuster convenable ne parvient pas à être vraiment fun en troquant la Grille pour un décor du monde réel.
Alors qu’il était excitant de voir à quoi Tron pourrait ressembler au XXIe siècle, la marque entrave l’évolution interne d’Ares.
Aussi fascinant que soit son « level up », ce que le public attend et ce que livre Joachim Rønning ce sont des courses de cycles et des combats de gladiateurs dynamiques.
Tron: Ares semble d’une certaine façon oublier d’où il vient et revisite sans relâche l’original, ne rendant que plus pâle, par comparaison, la version la plus récente de la Grille.
Voyager vers ce chouette paysage high-tech, dans ce troisième Tron, est devenu une corvée plutôt qu’un plaisir.
Au final, Tron: Ares, c’est de la tension à plein régime, mais pas de courant : une surcharge esthétique qui confond stimulation et sens.