En grand tragédien qu’il est, James Gray aimé à mettre en scène les tourments de l’âme humaine, revisitant souvent des motifs et des schémas aussi vieux que le monde. Dans « Two lovers », Leonard, trentenaire un brin autiste vit encore chez ses parents en traînant sa carcasse et ses traumas dans un New York froid et nocturne. Il se trouve rapidement confronté à un dilemme amoureux fatal, entre d’un côté Sandra, bien sous tous rapports et personnification du juste chemin à suivre et de l’autre Michelle, sa nouvelle voisine plus instinctive et insaisissable.Le talent du cinéaste tient dans une capacité trop souvent sous-estimée à faire simple, en proposant des récits et des motifs très facilement identifiables tout en variant ces thèmes de manière très subtile.