Je suis pourtant un vrai client de ce genre de films. Ceux mettant en scène un futur où l'homme n'a tellement plus de respect pour son système carcéral, qu'il décide de résoudre le problème en utilisant les détenus dans un entertainment de masse. Et si possible sanglant.
Même si les résultats sont souvent considérés comme des bousasses par la majorité (Running Man, Death Race...) j'avoue avoir vraiment un faible pour ce genre de synopsis.
Autant dire que j'abordais Ultimate Game avec un entrain non dissimulé. Erreur fatale.
Imaginant le futur du jeu-vidéo où les joueurs ne contrôleraient plus des avatars, mais de réels humains, le film avait pourtant un bon pitch de base et aurait pu donner quelque chose de sympathique, ou au minimum une bonne série B. Malheureusement il semble que le réal ait oublié d'écrire un scénario, tout en abusant un peu trop des méta-amphétamines, tant les 90 minutes ne sont qu'une succession de séquences "clipées", d'effets de style prétentieux, incohérents et totalement brouillons.
Devenant souvent risibles, notamment dans les séquences mettant en scène le jeu "Society", sorte de Second Life IRL (oui ça fait peur), où dans un élan d'inspiration surement divine, le réal décide de faire jouer ces acteurs comme de mauvais danseurs robots. Assez hallucinant de ridicule.
Sans oublier bien entendu les prétentions "arty", où dans le but inavouable de noircir des pages de script, notre héros se retrouve chez le grand méchant qui décide d'improviser un ballet moderne avec ses hommes de main.
En fait ce film est une comédie musicale contemporaine. Ca ne peut être que ça.
On notera quand même une galerie de second rôles célèbres bien fournies (Milo Ventimiglia, le "Peter Petrelli" de Heroes par exemple) qui disparaissent aussi vite qu'ils sont arrivés après avoir lâchés leurs deux phrases de texte. Le plus étonnant étant la présence de Michael C. Hall (Dexter, Six Feet Under...) en gamedesigner-généticien-chorégraphe mégalo, dont on se demande bien ce qu'il fout là.
Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas pris un telle bouse en pleine face.