Venin
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Venin

Film de Piers Haggard et Tobe Hooper (1982)

Souvent classé à tort dans la catégorie des films d'épouvante, ce film est avant tout un thriller classique et efficace au tournage difficile. En effet, c'est le réalisateur de "Massacre à la Tronçonneuse", Tobe Hooper qui débuta le tournage mais qui après seulement quelques jours, quitta le plateau pour "divergences artistiques", préférant s'attaquer au "Massacre dans le Train Fantôme".

La production fit donc appel en catastrophe au cinéaste britannique Piers Haggard, réalisateur du quatrième épisode de la saga Quatermass, célèbre chez les puristes de la SF des années 50. A peine débarqué sur le tournage, Haggard doit affronter la "guerre" que se livrèrent ses deux acteurs principaux, Oliver Reed et Klaus Kinski qui se détestaient ouvertement. Entre un remplacement de dernière minute et une querelle d'acteurs, le projet semblait sacrément mal engagé.

Au final, rien ne transparait. A aucun moment, le film ne souffre de ces divers problèmes. Au contraire, "Venin" est bel et bien un intéressant et solide long métrage. Mais ne vous méprenez pas, ceux qui pensent y voir un film d'horreur avec attaques de reptiles seront déçus car c'est avant tout l'histoire d'une prise d'otage qui tourne mal et du siège par la police de la maison où sont bloqués les malfaiteurs. Le mamba noir, l'un des serpents les plus dangereux au monde, qui se balade allègrement dans les entrailles de cette maison est finalement relégué au second plan, Haggard privilégiant plutôt la tension emanant de cette prise d'otage.

La première partie est plutôt bien rythmée par une présentation claire et efficace des personnages et la mise en place de l'intrigue. S'en suit la première attaque du serpent sur l'un des preneurs d'otage, d'une certaine violence et filmée efficacement en caméra subjective. A partir de ce moment, l'intrigue se divise en deux avec, d'un côté, les malfrats assiégés par la police et de l'autre, le serpent qui les menace à chaque instant. Visiblement conscient que la tension qui régnait entre ses deux acteurs principaux allait transparaitre à l'écran, le réalisateur abandonne son serpent, le laissant arpenter les galeries d'aeration de la maison, se focalisant principalement sur sa prise d'otage. Aucune raison de s'en pleindre, on est happé par les affrontements et les évènements ponctués par les quelques attaques du reptile jusqu'au final qui ne déçoit pas, largement à la hauteur de ce que nous avons vu jusque là.

Malgré un contexte difficile, le casting assure avec un Oliver Reed borderline et un Klaus Kinski, toujours aussi inquiétant. A noter également le superbe score de Michael Kamen.

Thriller teinté d'une (petite) dose d'épouvante, "Venin" est un film sympathique qui bien que n'étant pas très original, mérite d'être découvert.

Massimiliano_N
7
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le 2 juil. 2025

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Massimiliano_N

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