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le 30 juin 2015
SuivreVictoria Sonne juste.
Avertissement : dans la rédaction qui va suivre je raconte un peu ma vie. Donc, si pour toi la critique doit se limiter à l’œuvre concernée, si le simple fait quelqu'un parle de lui pour mieux...
Réaliser un film en un plan séquence est un exploit indiscutable, et représente un argument fort pour 'Victoria'. Il n’empêche que l’œuvre ne peut être jugée sur les seules performances des acteurs et du cameraman. Il est ainsi tout aussi évident que les faiblesses de l'oeuvre en font un film dispensable.
‘Victoria’ pêche principalement par son récit puisque le scénario n’est ni très original, ni tout à fait crédible. Certes, le jeu de séduction en introduction est amusant et la descente aux enfers subtile et implacable qui suit est assez réussie, mais quelques facilités scénaristiques écaillent la cohérence du film. D’une part, la naïveté de Victoria est un peu affligeante, surtout que le look de Boxer ne poussait pas vraiment à le suivre dans ses activités nocturnes. D’autre part, et c’est le plus regrettable, l’amateurisme et l’absence de lucidité des jeunes après le casse est aberrant. Même l’euphorie des événements ne peut justifier le fait de flamber dans le club à vingt mètres de la voiture volée qui a servi au délit, le tout en oubliant un coéquipier sur la banquette arrière. Au moins, le passage offre une séquence irréelle qui marque un temps fort du film.
En revanche, à ce stade de l’histoire, le temps commence à être long. L’absence de coupe au montage rend chaque changement de lieu un peu rébarbatif et engluent le rythme du récit. Avec ses deux heures et quart, ‘Victoria’ a largement le temps d’ennuyer.
En outre, la réalisation ne représente pas vraiment un spectacle digne d’intérêt, en dehors des séquences dans le club. Si choix de mise en scène pendant le braquage est vraiment malin, d’autres passages, comme la démonstration de piano (au playback mal dissimulé) où la montée en ascenseur sont vraiment de mauvais goût.
D’ailleurs, il est dommage que l’ambiance de Berlin n’ait pas été plus exploitée. On peut imaginer que le réalisateur ait voulu rompre avec l’electro de ‘Berlin Calling’, mais on est tout de même rapidement déçu par la bande-originale.
Dispensable, à moins de connaître le quartier où le film a été tourné.
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Créée
le 23 mars 2016
Critique lue 191 fois
10
le 30 juin 2015
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