J'avais beaucoup aimé "Les enfants des autres", précédent long-métrage de Rebecca Zlotowski, et j'étais curieux de découvrir cette enquête psychanalytique portée par l'américaine Jodie Foster - pour sa première incursion dans le cinéma français (en tant que rôle principal).
Forcément, la déception est rude à l'arrivée, tant je ne serai jamais parvenu à m'attacher à ce personnage ni à cette histoire.
En effet, "Vie privée" m'est apparu globalement ennuyeux, dénué de rythme et de piquant. On assiste à un récit monotone et laborieux, entre premier degré à tendance humoristique (les investigations de l'héroïne suite au décès de sa patiente) et digressions en mode psychanalytique (l'hypnose, les rêves, le passé fantasmé...).
Pour ma part, je n'ai pas adhéré à cette proposition originale qui se voudrait audacieuse et charmante, sous l'influence d'Hitchcock et de Woody Allen, notamment dans sa dimension "comédie de remariage", portée par un Daniel Auteuil assez touchant en ex-mari sémillant. On pense ainsi parfois au duo formé par Diane Keaton et Woody Allen dans "Manhattan Murder Mystery". Il s'agit sans doute de la meilleure partie du film, mais cette approche aurait nécessité davantage d'attachement de ma part envers le personnage de Jodie Foster, qui hélas m'aura laissé plutôt froid.
A noter que "Vie privée" rassemble une très belle distribution, chaque second rôle étant incarné par un comédien de renom : loin de démériter (sauf peut-être une Virginie Efira très effacée), chacun d'entre eux joue sa partition avec talent, à l'image de Vincent Lacoste, Mathieu Amalric, Luana Bajrami, Sophie Guillemin ou encore Irène Jacob...