Vie privée de Rebecca Zlotowski avait tout pour plaire : un casting audacieux, avec Jodie Foster en psychiatre décalée, Daniel Auteuil en ex-mari médecin, et le duo Mathieu Amalric-Virginie Efira en personnages ambivalents, entre coupables et victimes. Le rythme, bien mené, donne l’impression d’assembler peu à peu les pièces d’un mystère captivant… si ce n’est que le puzzle se défait et se reconstruit sans cesse, victime des excès d’intervention de la psychiatre, qui s’engouffre dans chaque piste avec une naïveté déconcertante.
C’est là que le film perd en crédibilité : Foster, aussi talentueuse soit-elle, ne convainc pas dans ce rôle d’enquêtrice improvisée, d’autant plus que sa collaboration avec son ex-mari frôle l’invraisemblance. Pourtant, le film sauve l’essentiel grâce à des touches d’originalité, comme ces passages paranormaux traités avec une ironie bienvenue, ou cette psychiatre tellement à côté de la plaque qu’elle en devient presque attachante.
Résultat : une impression de loupé qui demeure. Le casting, prometteur, ne suffit pas à compenser un scénario qui s’essouffle, faute de cohérence et de rigueur. On en ressort avec le sentiment qu’un meilleur équilibre entre intrigue et psychologie aurait pu faire de ce film une vraie réussite. Dommage.