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Primavera a été traduit en français avec le titre de Vivaldi et moi, ce qui n'est pas un contre-sens, mais met l'accent sur le célèbre compositeur italien, alors que l'histoire que raconte le film...
Une matière dramatique riche sur le papier, que le réalisateur comme sous-exploite, comme contrainte en ces lieux à un certain silence. Ce qui pourrait être une qualité, la marque d'une exigence, est plutôt ressenti comme une absence d'ambition. Une réalisation très sage qui n'ose ni le choix d'une certaine radicalité qui aurait été portée naturellement par la rigueur des temps et du lieu, ni le choix d'une certaine démesure qu'on associe bien vite aux artistes (après Vivaldi n'aura pas été porté par des mécènes dispendieux et exubérant. Point une vie rock&roll. Point de place pour un Amadeus-like à la Milos). La fièvre ne transpire donc pas. Pas plus celle du compositeur, sujet il est vrai second (le film ne célèbre à aucun moment sa musique qui est pourtant une de ses atoût), que celle de l'héroïne aux quêtes multiples, toutes guidées par un dépassement de sa condition, mais qui par leur multiplicité peinent à irriguer le récit qui chemine plutôt mollement. Production très propre, honnête, mais à qui il manque une âme.
Créée
le 26 avr. 2026
Critique lue 228 fois
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