Encore marqué par la mort au combat de son frère, un ingénieur militaire veut devenir Ranger, et le dernier exercice de son bataillon est d'aller d'un point A à un point B. Seulement, ils vont devoir faire face à une menace extraterrestre.
J'espère que les scénaristes de Predator ne vont pas faire un procès, car War Machine (rien à voir avec le film de 2017) y ressemble terriblement. Seulement là, il y a un peu plus de background sur le personnage du militaire, qu'on connaitra uniquement par son numéro (81), car c'est son trauma (la mort de son frère sous ses yeux, qu'il n'a pas su protéger) qui va le rendre plus fort face à cette machine d'un autre monde. On pense aussi au jeu Generation Zero dans la représentation de ce robot, qui scanne tout ce qui est vivant avant de détruire à coups de missiles, mais c'est au fond un film d'action assez efficace, qui marche là aussi sur la survie dans un lieu hostile, une forêt, avec les moyens du bord glanés ça et là.
Mais c'est au niveau de la mise en scène qu'on voit que Patrick Hughes, responsable de Expendables 3, n'est pas John McTiernan, y compris dans les dialogues, ou plutôt leur surabondance, qui fait parfois défaut. Ça glorifie aussi l'armée américaine, de sorte que les dernières minutes sonnent presque comme un message de propagande, mais il ne vaut mieux pas trop chercher Antonioni à 14 heures dans ce festival d'explosions et de scènes parfois gores. Quant à Alan Ritchson, dont la carrière a explosé depuis avec la série Reacher, il a bien la gueule de l'emploi, sans avoir non plus le charisme de Schwarzy, et on a la surprise de voir Dennis Quaid en chef des Rangers, dont les quelques minutes de présence n'ont pas trop dû le fatiguer, ainsi que Esai Morales en assistant.
Disons que ça s'oublie aussi vite que ça se voit, c'est parfois malin dans l'affrontement contre ce robot, et la suite est déjà trouvée ; War Machines.