En 2017, Hollywood cherchait encore quel personnage de dessin animé elle n'avait pas encore adapté sur grand écran en prises de vue réelles. On avait eu droit à une flopée de Scooby-Doo bariolés, à un Yogi l'Ours infantile et des Chipmunks sous autotune exaspérants. Il manque encore quelques personnages mais c'est le pivert à l'inimitable rire qui va s'offrir une adaptation ciné. Pour 10 millions de dollars. Par un réal' de pacotille, des scénaristes surpayés et quelques acteurs de seconde zone. Voilà voilà...
Woody Woodpecker a été raillé de toutes parts, débarquant directement en DVD dans beaucoup de pays du globe dont la France. Mais pourquoi donc ? Le film d'Alex Zimm (un habitué des suites pourries en DTV, comme Dr. Dolittle 5 et La Course au jouet 2) raconte pourtant, lui aussi, comment une famille américaine moyenne va redécouvrir les valeurs familiales grâce à un animal de la forêt bienveillant et malicieux. Le film contient pourtant, lui aussi, un personnage en 3D coloré et rigolard. Le film contient pourtant, lui aussi, des gags inventifs comme du guano qui tombe sur des têtes, une chanson improvisée, un concours de grimaces et un quatrième mur brisé.
Dès les toutes premières minutes, nous faisons connaissance avec Woody, melting-pot de tous les héros fatigants, aux CGI mal incrustés et au look irréaliste (regard de psychopathe à l'appui) et on se dit que 1h15 ça va être long... Remake inavoué de La Forêt contre-attaque (tu parles d'une référence), téléfilm écolo un peu friqué sans imagination ni talent, Woody Woodpecker est le type de DVD que tu n'offres pas à ton neveu de peur qu'il se moque de toi, le genre de film que tu n'oses pas critiquer sur SensCritique de crainte qu'on te dise — à juste titre : « Mais pourquoi tu t'es infligé ça ? ». Mais pourquoi me suis-je infligé ça ?